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       A34 avenue Matignon à Paris, se trouve un immeuble dont on remarque d'abord les baroques Atlantes qui encadrent la porte. Les géants de bronze, tête baissée, semblent soutenir l'immeuble de leurs deux bras repliés au-dessus de leur tête mais ils sont seulement décoratifs et ne soutiennent rien au contraire des cariatides de l'Erechthéion de l'Acropole .

     

     

    Babinet Fernier AtlantesAtlante, sculpture de Dominique Babinet, avenue Matignon, Paris

     

     

       L'effort tend les muscles des porteurs; les visages et les hauts du corps sont précisément modelés mais les bas du corps se terminent en une forme indéterminée; le bronze vert-de-gris coule sur la colonne blanche comme si les atlantes s'arrachaient à la terre. Une ré-interprétation des atlantes et cariatides en buste, figures traditionnelles de l'architecture classique.

     


     

    Sculpture-Atlantes-Babinet-Fernier-3-copie-1.jpgAtlantes, sculptures de Dominique Babinet, avenue Matignon

     

        L'immeuble de 1992 tranche avec les façades haussmanniennes de la rue avec sa façade vitrée courbe et ses arabesque métalliques soutenant un auvent abritant une terrasse. 

     

     

     

    Babinet Fernier poignée AtlantesPoignées de porte, sculptures de Dominique Babinet, avenue Matignon

     

     

     

       Jean-Jacques Fernier, l'architecte, et Dominique Babinet, le sculpteur, ont poussé le souci du détail architectural très loin. Suivant l'exemple d'Antoni Gaudi ou d'Hector Guimard qui dessinaient le moindre élément de leurs constructions, Babinet a dessiné les poignées de porte, les sonnettes et même les colonnes sèches dans le même style que les Atlantes de bronze de la façade.

     

     

     

    Babinet Fernier sonnette AtlantesSonnette, sculpture de Dominique Babinet, avenue Matignon

     

     

     

       Les petites sculptures semblent modelés dans la glaise, dans un style art nouveau imitant le mouvement du vivant, végétal ou animal. 

     

     

     

     

    Babinet Fernier Atlantes 5Atlantes, sculptures de Dominique Babinet, Fernier architecte, avenue Matignon

     

     

     

        Autre collaboration de Fernier et Babinet à Paris, la résidence Franklin Trocadéro du 13-15 rue Benjamin Franklin. Deux cariatides en façade tiennent des lampes très modernes. Seulement décoratives elles-aussi, ces cariatides n'ont pas la force des atlantes de l'avenue Matignon et semblent mièvres.

     

     

     

     

    Babinet Cariatides rue FranklinCariatides, sculptures de Dominique Babinet, rue Benjamin Franklin

     

     

     

     

      Les atlantes sont la variante masculine des cariatides. Leur nom se réfère à Atlas, un Titan condamné par Zeus à porter le monde sur son dos. Il y a de nombreuses cariatides et atlantes à Paris, la plupart datant du dix-neuvième siècle mais assez peu de sculptures mythologiques contemporaines.

     

     

     

     

    Atlantes quartier OpéraDeux atlantes sur la façade de la Socièté des cuisiniers de Paris

    immeuble du 19è siècle rue Saint-Roch à Paris

     

     

     

    Lien sur ce blog:

    Les colonnes sèches

     

     

    Palagret

    architecture et sculpture

    novembre 2013

     

     

     

     

     
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       Les fausses ruines d'Anne et Patrick Poirier luisent faiblement dans le sous-bois du parc de Chaumont sur Loire. Des inscriptions énigmatiques sont gravées sur les dalles de marbre blanc. La sculpture se voit de l'extérieur et se traverse aussi afin de lire les mots et de découvrir le cerveau, siège de la mémoire et de l'oubli, posé au sol.

     

     

    Anne et Patrick Poirier Capella dans la clairière ChaumonOubli, observation, " Capella dans la clairière ", oeuvre d'Anne et Patrick Poirier, 2010

    Parc du château de Chaumont sur Loire

     

     


    Capella dans la clairière, Anne et Patrick... par Palagret

     

     

     

    Sur un côté intérieur de la chapelle, on lit:

    "Franchie

    la porte étroite

    vers le coeur ...

    mais non

    vous ne verrez rien

    si vous restez ainsi

    spectateurs

    ébahis de l'apparence"

     

     

     

     

    Anne et Patrick Poirier Capella dans la clairière ébahiEbahis de l'apparence, " Capella dans la clairière ", oeuvre d'Anne et Patrick Poirier, 2010

    Parc du château de Chaumont sur Loire

     

     

     

     

    A l'extérieur de la chapelle, les mots oubli, passion ...

     

     

     

     

    Article et autres photos ici

     

     

    Palagret

    novembre 2013

    archéologie fictive et art contemporain

     

     

     
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       Anne et Patrick Poirier sont des archéologues pleins d'invention. Dans une clairière, ils érigent des stèles de marbre blanc gravées d'inscriptions mystérieuses ( la porte étroite, vers le coeur, vous ne verrez rien). Au centre de cette chapelle à ciel ouvert, un cerveau, de marbre lui aussi, est posé sur le sol herbeux. Un peu plus loin, un gigantesque fragment d'oeil en marbre est à moitié caché dans le sous-bois du château de Chaumont sur Loire.

     

     

    Anne et Patrick Poirier Capella dans la clairièr-copie-3« Capella dans la clairière », oeuvre d'Anne et Patrick Poirier, 2010

    Parc du château de Chaumont sur Loire

     

     

     

         Le marbre est un matériau imputrescible qui traverse les siècles, il réjouit les archéologues qui déchiffrent avec passion la moindre trace écrite évoquant une civilisation perdue. Ici sur Capella, les Poirier inscrivent des mots, à l'extérieur et à l'intérieur de la pierre, bien proprement gravés. Les lettres ne sont pas rongées par les intempéries et le long travail des siècles. De plus, les mots sont en français et non en latin, en grec ou en araméen. L'illusion archéologique se révèle ainsi elle-même; le trompe-l'oeil est un clin d'oeil.

     

     

     

    Anne et Patrick Poirier Capella dans la clairière franchifranchie, " Capella dans la clairière ", oeuvre d'Anne et Patrick Poirier, 2010

    Parc du château de Chaumont sur Loire

     

     

      Les ruines de Chaumont n'en sont pas, elles sont fictives, comme toutes les oeuvres d'Anne et Patrick Poirier qui travaillent sur l'oubli, la mémoire et la mythologie. Les sentences de Capella sont assez obscures ("si vous restez ainsi spectateurs ébahis de l'apparence"), comme tirées d'un livre ésotérique, d'un vieux grimoire, un peu comme les inscriptions de néons de Joseph Kosuth sur les murs du Louvre.

     

     

     

    Anne et Patrick Poirier Capella dans la clairière oubli COubli, " Capella dans la clairière ", oeuvre d'Anne et Patrick Poirier, 2010

    Parc du château de Chaumont sur Loire

     

     

       Pour accompagner « Capella dans la clairière »ruine factice venue d'une cité imaginaire, Anne et Patrick Poirier élaborent un récit de découverte: 

     

    " Au cours de leurs lectures, l’attention des archéologues avait été attirée par un site du parc éloigné du château sur lequel ils concentrèrent leur recherche: une petite clairière au milieu de tilleuls sauvages dans une zone semi abandonnée du domaine. Il est vrai que l’on pouvait distinguer, en pénétrant dans le taillis informe, de grands fragments de pierre blanche tombés au sol comme écartelés, effondrés selon un dessin précis."

     

     

     

    Anne et Patrick Poirier Capella dans la clairière rien Ch"Mais non vous ne verrez rien", " Capella dans la clairière ", oeuvre d'Anne et Patrick Poirier, 2010

    Parc du château de Chaumont sur Loire

     

     

     

       "Cela correspondait à l’allusion qui était faite dans les archives sur la présence d’un petit édifice (chapelle ? oratoire ? ermitage ?) jusqu’alors introuvable. Des travaux de terrassement furent entrepris malgré l’hiver rigoureux et brumeux de 2010, et 8 grandes stèles hautes de 3 mètres sur 1 mètre 40 de large et épaisses de 20 cm furent dégagées de la terre et du lierre qui les dissimulaient presque entièrement. On pouvait lire, sur la face nettoyée et visible, une série de mots qui bout à bout semblaient former une phrase."

     

     

     

    Anne et Patrick Poirier Capella dans la clairière passionPassion, " Capella dans la clairière ", oeuvre d'Anne et Patrick Poirier, 2010

    Parc du château de Chaumont sur Loire

     

     

     

       "Ils découvrirent également au centre de ces vestiges un grand cerveau de pierre recouvert d’une fine couche d’or. Les archéologues décidèrent de redresser les stèles à la verticale d’après leur position d’effondrement, ce qui donna une sorte de petite construction (fabrique) désignée dans les textes sous le nom de CAPELLA."

     

     

     

    Anne et Patrick Poirier Capella dans la clairièr-copie-1Cerveau de marbre, " Capella dans la clairière ", oeuvre d'Anne et Patrick Poirier, 2010

    Parc du château de Chaumont sur Loire

     

     

        Si "Capella dans la clairière" d'Anne et Patrick Poirier reste assez longtemps dans le parc de Chaumont, le marbre veiné se couvrira de lichen, les lettres s'effaceront peu à petit, les dalles se casseront, tomberont au sol et seront peu à peu enfouies sous la terre. L'oeuvre sera oubliée et, dans des siècles, les archéologues du futur redécouvriront alors une vraie ruine, les vestiges d'une oeuvre aujourd'hui contemporaine.

     

     

     

     

    Anne et Patrick Poirier Capella dans la clairière ChaumonOubli, observation, " Capella dans la clairière ", oeuvre d'Anne et Patrick Poirier, 2010

    Parc du château de Chaumont sur Loire

     

     

     

       La fausse archéologie est un des thèmes de l'art contemporain: ArmanMark DionJeremy Deller, Laurent Grasso etc .


     

     

    Liens sur ce blog: Anne et Patrick Poirier à Chaumont sur Loire, "Oculus historiae", archéologie fictive
    Anne et Patrick Poirier à Chaumont sur Loire, vidéo de "Capella dans la clairière", archéologie fictive
    Les fausses ruines d'Anne et Patrick Poirier au quartier du Ponant Anne et Patrick Poirier, La Fabrique de mémoire, pense-bête ou liste contre l'oubli Joseph Kosuth au Louvre, néons, confusion et désorientation Ruines et reconstructions, Makom de Michal Rovner, d'Israël au Louvre

     

    Palagret
    novembre 2013
    art et illusion

     

     

     

     
     
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        Gilles Barbier enserre un corps très réaliste, un moulage de son propre corps, dans un foisonnement végétal qui l'absorbera peu à peu. L'homme semble condamné à disparaître, à se fondre dans la nature. Il n'est plus la mesure de toute chose.

     

     

    Gilles Barbier Man still Fiac 13 Jardin des Plantes 4Man still, Gilles Barbier

    FIAC 2013 hors les murs, Jardin des Plantes

     

     

         Installé devant la Grande Serre du Jardin des Plantes, l'homme tranquille est pensivement assis, mains jointes. Comme dans les récits mythologiques, le personnage se transforme en végétal: Daphné devenant un laurier, Philémon et Baucis devenant chêne et tilleul issu d'un seul tronc. Il ne s'agit ici ni de vengeance des dieux ni de prodige, simplement d'une évolution. 

     

     

    Gilles Barbier Man still Fiac 13 Jardin des Plantes 0Man still, Gilles Barbier

    FIAC 2013 hors les murs, Jardin des Plantes

     

     

        Pierre qui roule n'amasse pas mousse et un être humain immobile se couvre de champignon, de lichen, d'écorce et de racines. De nature morte, la sculpture devient nature vivante ou plutôt illusion de nature proliférante puisque les plantes sont en plastique au contraire de celles à l'abri dans la serre. 

     

     

     

    Gilles Barbier Man still Fiac 13 Jardin des Plantes 5 Man still, Gilles Barbier

    FIAC 2013 hors les murs, Jardin des Plantes

     

     

       Still people, le nom de la série, est dérivé de still life qui veut dire nature morte. Still people pourrait être la définition même de la sculpture représentant des êtres humains, des statues de généraux commémorant de hauts faits d'armes aux moulages d'Antony Gormley, de George Segal ou de Jeff Koons.

     

     

     

    Segal-Art-Paris-2012.jpgsculpture de George Segal, Art Paris 2912

     

     

     

    Dossier de presse:

    "Man Still, 2013
    Résine, peinture à l’huile, plantes en plastique, éléments divers
    140 x 155 x 140 cm
    Présentée par Georges Philippe & Nathalie Vallois, Paris

    Gilles Barbier est né en 1965 au Vanuatu (Pacifique Sud), il vit et travaille à Marseille. Il pratique un certain rituel de l’empreinte de sa propre forme plastique depuis de nombreuses années. C’est une performance physique, mais qui s’effectue dans le retrait, l’immobilité et la concentration. Ce temps long est littéralement présent dans la série des Still People et notamment chez le Man Still où le corps masculin se présente dans une position assise, méditative, étrangement envahi par une végétation luxuriante."

     

     

     

    Gilles-Barbier-homme-Jardin-des-Plante.jpgMan still, Gilles Barbier

    FIAC 2013 hors les murs, Jardin des Plantes

     

     

     

    "Une sculpture «romantique» que l’on interprétera à souhait, selon sa dimension autobiographique d’hommage à la pratique elle-même, sa dimension métaphorique d’un homme comme retiré de son époque, ou encore symbolique : celle d’un être réconcilié qui laisserait pousser sur lui-même l’anarchie de ce qu’il a domestiqué et asservi depuis plusieurs siècles. (Gaël Charbaud)"

     

     

    FIAC 2013

    Jardin des Plantes, Paris

    24 - 27 octobre 2013

     

     

    Lien sur ce blog:

    Fiac 2013, la représentation de l'homme au Jardin des Plantes

     

     

     

     

    Palagret

    art contemporain

    novembre 2013


     
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        Le bronze d'Eric Dietman est une forme torturée où l'humain peine à s'extraire de sa gangue.  Comme "L'ami de personne" exposée au Jardin des Tuileries, la sculpture donne une image plutôt lugubre de l'image humaine. Le bronze sans regard semble hurler.

     

     

    Erik Dietman Frère de Dieu Fiac 13 Jardin des Plantes 9Série Frère de Dieu, Eric Dietman

    FIAC 2013 hors les murs, Jardin des Plantes

     

     

     La série d'où vient la sculpture s'intitule "Frère de Dieu" mais celle exposée au Jardin des Plantes n'a pas de titre. Sans titre est l'agrandissement d'un moulage de 15 cm de haut.

     

     

    Erik Dietman Frère de Dieu Fiac 13 Jardin des Plantes 7Série Frère de Dieu, Eric Dietman

    FIAC 2013 hors les murs, Jardin des Plantes

     

     

    Erik Dietman Frère de Dieu Fiac 13 Jardin des Plantes 0Série Frère de Dieu, Eric Dietman

    FIAC 2013 hors les murs, Jardin des Plantes

     

     

     

     

     

     

     

    Dossier de presse:

    Sans titre (Frère de dieu), 2002
    Bronze, 312 x 180 x 110 cm
    Présentée par la Galerie Claudine Papillon, Paris

    Erik Dietman est né à Jönköping (Suède) en 1937. Il est mort à Paris en 2002. Postérieure à L’ Ami de Personne installé aux Tuileries, cette sculpture est la dernière de la série des grands bronzes initiée pour son exposition au Centre Pompidou en 1994. Conçue à partir d’un petit moulage de 15 cm de haut, Dietman l’a voulue monumentale. Elle a donc été agrandie de vingt fois sa taille initiale.

     

     

     

    Erik Dietman Frère de Dieu Fiac 13 Jardin des Plantes 1Série Frère de Dieu, Eric Dietman

    FIAC 2013 hors les murs, Jardin des Plantes

     

     

     

    À la fin des années 1990, Erik Dietman a suggéré que Dieu avait un frère, véritable artiste - Dieu n’étant que le créateur mondain d’Adam… Évidemment ce frère de Dieu, c’est Dietman ! Dans cette sculpture restée « sans titre » pour cause de mort prématurée, on sent que cette sorte de fantôme moulé de ses mains est l’oeuvre du frère de Dieu et aussi son autoportrait.

     

     

     

    Eric-Dietman-l-ami-de-personne-Tuileries-.jpgL'Ami de personne, Eric Dietman

    Jardin des Tuileries

     

     

    FIAC 2013

    Jardin des Plantes, Paris

    24 - 27 octobre 2013

     

     

     

    Fiac 2013, la représentation de l'homme au Jardin des Plantes

     

     

     

    Palagret

    art contemporain

    novembre 2013

     


     
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       Au Jardin des Plantes, Clédat et Petitpierre représente la figure humaine sous forme de jouets géants. Leur parade moderne est proche des characters design ou des figurines enfantines.

     

     

    Clédat & Petitpierre parade moderne Fiac 13 Jard-copie-3Parade moderne, Clédat et Petitpierre, FIAC 2013, Galerie de l'évolution

     

     

     

        Face à la caravane des animaux empaillés, les bilboquets plantés sur une tige évoquent des personnages enfantins comme Pinocchio mais des moins innocents comme le cri de Munch et des oeuvres contemporaines de Chirico ou Malévitch.

     

     

    Clédat & Petitpierre parade moderne Fiac 13 Jardin des PlLe cri de Munch, Parade moderne, Clédat et Petitpierre, FIAC 2013, Galerie de l'évolution

     

     

    Dossier de presse:

    CLÉDAT & PETITPIERRE
    La Parade Moderne, 2013
    Résine, polystyrène, bois, PVC, métal, laque automobile, tissus, tulle 238 x 110 x 1300 cm
    Prod. Biennale d’Anglet / Coll. privée. Présentée par ACDC, Bordeaux

    Coco Petitpierre et Yvan Clédat sont nés en 1966. Ils vivent et travaillent à Drancy. Dans un aller-retour permanent entre sculpture et performance, les travaux récents de Clédat & Petitpierre prennent des formes singulières. Leurs «sculptures à activer» oscillent ainsi entre deux temporalités : celle « durable » de l’exposition et celle de l’événement performatif, où les corps des deux artistes sont souvent mis en jeu dans une représentation de la figure, du couple et de son territoire.

     

     

    Clédat & Petitpierre parade moderne Fiac 13 Jard-copie-2Parade moderne, Clédat et Petitpierre, FIAC 2013, Galerie de l'évolution

     

     

    Conçue sur le mode du défilé de carnaval, La Parade Moderne est une oeuvre sculpturale et déambulatoire, constituée de 10 figures, librement puisées dans les oeuvres peintes de grands artistes de la première moitié du XXe siècle : Magritte, Ernst, De Chirico, Léger, Munch, Arp, Brauner, Malévitch... Projetées dans l’espace tridimensionnel, transmutées en sculptures portées et animées, ces figures prennent vie sous la forme d’un défilé, comme un étrange cours d’histoire de l’art en plein air.

     

     

    Clédat & Petitpierre parade moderne Fiac 13 Jard-copie-4Parade moderne, Clédat et Petitpierre, FIAC 2013, Galerie de l'évolution

     

     

     

     

    Lien sur ce blog:

    Olaf Breuning, the art freaks, la parade des monstres de l'art revisite la peinture moderne au Palais de Tokyo

    Arrrgh! Monstres de mode, parade barbare et ludique à la Gaité Lyrique

    Fiac 2013, la représentation de l'homme au Jardin des Plantes

     

     

     

     

    FIAC hors les murs 2013

    Jardin des Plantes, Galerie de l'évolution, Paris

    24 - 27 octobre 2013

     

     

    Palagret

    art contemporain

     novembre 2013

     

     

     


     
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        La Fiac hors les murs présente au Jardin des Plantes plusieurs sculptures représentant l'homme: Jaume Plensa avec son penseur lettré, Gilles Barbier avec son homme tranquille (still man), Erik Dietmann avec Frère de Dieu et Clédat et Petitpierre avec leur parade moderne.

     

     

    Erik Dietman Frère de Dieu Fiac 13 Jardin des Plantes 3Erik Dietmann, Frère de Dieu, FIAC 2013, Jardin des Plantes

     

     

     

        Quatre approches différentes de la sculpture représentative. Voir les liens ci-dessous:

    1- Jaume Plensa

    2- Clédat et Petitpierre

    3- Eric Dietman

    4- Gilles Barbier

     

     

    Gilles Barbier Man still Fiac 13 Jardin des Plantes 5Man still, Gilles Barbier, Fiac hors les murs 2013

    Jardin des Plantes

     

     

     

     

        Cette saison au Jardin des Plantes, la femme n'est représentée que par une petite fille niaise tenant une licorne rose fluo, oeuvre de Richard Jackson.

     

     

     

    Clédat & Petitpierre parade moderne Fiac 13 Jard-copie-1Parade moderne, Clédat et Petitpierre, FIAC 2013, Galerie de l'évolution

     

     

       

     

    FIAC hors les murs 2013

    Jardin des Plantes, Paris

    24 - 27 octobre 2013

     

     

    Palagret

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    novembre 2013

     

     

     

        

     

     
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       Avec ses lettres qui laissent passer la lumière, Jaume Plensa propose un homme transparent, ancré dans la culture. Des rubans de métal perforés alignent des mots difficiles à lire, des pensées (thoughts).

     

     

    Jaume Plensa homme Fiac 13 Jardin des Plantes Thoughts 0Thoughts, 2013, Jaume Plensa

    FIAC hors les murs 2013, Jardin des Plantes

     

     

    Jaume Plensa homme Fiac 13 Jardin des Plantes Thoughts 2Thoughts, 2013, Jaume Plensa

    FIAC hors les murs 2013, Jardin des Plantes

     

     

    Jaume Plensa homme Fiac 13 Jardin des Plantes Thoughts 3Thoughts, 2013, Jaume Plensa

    FIAC hors les murs 2013, Jardin des Plantes

     

     

    Jaume Plensa homme Fiac 13 Jardin des Plantes Thoughts 4Thoughts, 2013, Jaume Plensa

    FIAC hors les murs 2013, Jardin des Plantes

     

     

     

    Dossier de presse:

    Thoughts, 2013
    Acier inoxydable et pierre
    310 x 200 x 270 cm
    Présentée par la Galerie Lelong, Paris

    Jaume Plensa est né en 1955 à Barcelone, où il vit et travaille. Plus encore que la fonte, l’acier, le fer, l’albâtre ou le bronze, son matériau de prédilection est la lumière, qui traverse ou émane de ses sculptures. Depuis quelques années, ses créations monumentales peuplent désormais les places des villes du monde entier. Témoins silencieux de l’activité urbaine, ces personnages sont constitués d’éléments de langage universels : lettres de tous alphabets, chiffres ou notes de musique. Thoughts est une sculpture constituée de phrases, de pensées qui s’entrecroisent et se chevauchent sur de grands bandeaux en acier inoxydable. Elle illustre parfaitement cette recherche de la construction de la pensée dans l’espace, les croisements de langues et de langages plastiques et littéraires chers à l’artiste. Dans cette attitude méditative et silencieuse, cette figure lettrée rend compte de la profondeur de l’âme.

     

    FIAC hors les murs 2013

    Jardin des Plantes, Paris

    24 - 27 octobre 2013

     

     

     

    Liens sur ce blog:

    Fiac 2012, place Vendôme, Jaume Plensa et les publicités géantes

    Jaume Plensa au Grand Palais: Nostrosos, lettres d'acier soudées

    Fiac 2013, la représentation de l'homme au Jardin des Plantes

    Une licorne rose retrouvée au Jardin des Plantes lors de la FIAC 2013

    Hope Hippo, un hippopotame de boue d'Allora & Calzadilla, Fiac 2013

     

    Palagret

    art contemporain

    novembre 2013

     

     

     

     
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        Après avoir vu l'affiche "licorne perdue", le piéton de Paris recherchait activement cette pauvre chimère égarée dans la jungle urbaine. O miracle la voici au Jardin des plantes lors de la FIAC 2013. Certes la licorne de Richard Jackson n'a pas l'air très heureuse capturée par une petite fille au sourire niais. Renversée elle, ou plutôt il, tient en équilibre sur sa corne torsadée. 

     

     

    licorne Richard Jackson Fiac 13 Jardin des Plantes 1Little Girl and Upside Down Unicorn, 2011

    Richard Jackson, Jardin des Plantes

     

     

          La bête fabuleuse est exhibée sur un tabouret de cirque. Le pelage de la licorne est rose en contradiction avec sa blancheur virginale décrite dans les contes moyenâgeux. Sous l'apparente bonhommie de la sculpture, les sabots rouge sang évoque un massacre dont l'innocente petite fille est complice.

     

     

    licorne Richard Jackson Fiac 13 Jardin des Plantes 4Little Girl and Upside Down Unicorn, 2011

    Richard Jackson, Jardin des Plantes

     

     

             La petite fille et la licorne sont des jouets géants venus d'un univers enchanté. Mais le pays des Bisounours n'est pas celui du plasticien californien. Né en 1939, Richard Jackson réalise des peintures, des sculptures et des installations volontairement provocantes. La licorne se tenant sur sa corne est une des plus sobres.

     

     

    licorne Richard Jackson Fiac 13 Jardin des Plantes 3Little Girl and Upside Down Unicorn, 2011

     

    Richard Jackson, Jardin des Plantes

     

     

     

    Dossier de presse:

    Little Girl and Upside Down Unicorn, 2011

    Fibre de verre peinte, acier, acier inoxydable, moteur
    396 x 245 x 183 cm
    Présentée par Georges Philippe & Nathalie Vallois, Paris

     

          Little Girl and Upside Down Unicorn est une sculpture monumentale de l’artiste californien Richard Jackson qui représente une licorne en équilibre sur sa corne enlacée par une étrange petite fille ressemblant à une poupée ou un « smiley » aux couleurs violemment Pop et à l’humour grinçant. En 2013, une grande rétrospective du travail de Richard Jackson est organisée conjointement par le Orange County Museum of Art en Californie, la Villa Stück de Munichet le S.M.A.K. de Gand.

     

     

     

     

    Liens sur ce blog:

    A la recherche de la licorne perdue à Paris

    Une licorne perdue, une licorne retrouvée ... en morceau dans une vitrine de Noël

    Hope Hippo, un hippopotame de boue d'Allora & Calzadilla, Fiac 2013

    Fiac 2013, la représentation de l'homme au Jardin des Plantes: Jaume Plensa

     

     

     

    Lire: Bad dog de Richard Jackson 

     

     

     

    Palagret

    sculpture chimérique

    novembre 2013

     

     

     

     
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        Une fois et demi plus grand qu'un hippopotame réel, Hope Hippo, le monstre de boue a l'air bien paisible, endormi peut-être. L'installation de Jennifer Allora et Guillermo Calzadilla se trouve au fond de la Grande Galerie de l'Evolution du Jardin des Plantes, près de la cohorte des animaux empaillés. 

     

     

    Hope Hippo Allora & Calzadilla Fiac 13 Jardin des Plantes 6Boue, sifflet, journal quotidien, performeur

     

     


    HOPE HIPPO, ALLORA & CALZADILLA FIAC 13 par Palagret

     

     

       Le cheval de rivière est fait d'une boue qui se craquèle avec le temps. Autour de lui sont éparpillés des journaux. Sur le dos de l'animal, un performeur lit le journal du jour et donne un coup de sifflet chaque fois qu'il repère une injustice sociale, un sujet facile à trouver avec tous les plans sociaux et les licenciements en cours. Le siffleur change régulièrement.

     

     

     

    Hope Hippo Allora & Calzadilla Fiac 13 Jardin des Plantes 8Hope Hippo, Jennifer Allora et Guillermo Calzadilla

    Boue, sifflet, journal quotidien, performeur

    490 x 185 x 155 cm

     

     

    Hope Hippo Allora & Calzadilla Fiac 13 Jardin des Plantes 3Hope Hippo, Jennifer Allora et Guillermo Calzadilla

    Boue, sifflet, journal quotidien, performeur

     

     

        Un peu plus loin dans le parc de la ménagerie, une statue réaliste d'hippopotame bien plus menaçant. 0uvrant grand sa gueule, il fait la joie des enfants qui l'escaladent.

     

     

    Hope Hippo Allora & Calzadilla Fiac 13 Jardin des Plantes 7Hope Hippo, Jennifer Allora et Guillermo Calzadilla

     

     Hippopotame enfants jardin des plantesStatue d'Hippopotame à la Ménagerie

     

     

     

    FIAC 2013

    Jardin des Plantes, Grande Galerie de l'évolution, Paris

    24 - 27 octobre 2013

    Hope Hippo, Jennifer Allora et Guillermo Calzadilla

     

     

     

    Palagret

    Fiac 2013

    art contemporain

     

     

     

     
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