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       Quoi de plus approprié que de faire éclater une énorme bulle  rue Quincampoix là où il y a presque trois cent ans la bulle financière du banquier écossais John Law se désintégrait.


    Bulle de savon géante rue Quincampoix


         En 1715, à la mort du roi Louis XIV le royaume de France était ruiné. John Law proposa au Régent Philippe d'Orléans de créer une banque centrale et de remplacer l'or par une monnaie de papier, gagée sur des entreprises commerciales en Louisiane française, au Sénégal et aux Indes-Orientales. Le succès fut foudroyant, les actionnaires s'enrichirent très vite mais en 1720 la spéculation effréné fit s'effondrer le système. Des milliers de gens furent ruinés.


    Bulle de savon géante rue Quincampoix



       Avec le krach des tulipes au XVIIème siècle en Hollande, la banqueroute de Law fut une des premières bulles financière de l'histoire.





       Aujourd'hui rue Quincampoix, le seul risque est de voir éclater des bulles de savon qui ne ruineront ni n'enrichiront personne. Légères et irisées, elles éclatent pour le plus grand plaisir des badauds. Les gosses sautent pour attraper ces formes irréelles qui se gonflent, se gonflent et disparaissent en quelques secondes.


    Bulle de savon géante rue Quincampoix
      

         Le saltimbanque trempe une corde dans un seau d'eau savonneuse et une bulle se forme et se déforme suivant le vent léger qui la porte vers les toits. Les enfants se bousculent et le maître des bulles menace de tout arrêter s'ils ne se calment pas. Ils se calment dix secondes et recommencent à courir après la prochaine bulle, comme des tradeurs en herbe.


    Bulle de savon géante rue Quincampoix


        Le spectacle des bulles qui naissent et meurent en un instant fascine le public. C'est un tour poétique et simple, un petit moment de grâce éphémère au milieu de l'agitation urbaine.


    Palagret
    archéologie du quotidien
    juillet 2009
     
     
     
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          Deux petites plaques grises, discrètement encastrées dans un mur de la rue  du Faubourg Poissonnière, témoignent des débuts de l'électrification de Paris au XIXè siècle.  Découvertes par hasard, elles sont sans doute des vestiges assez rares de la modernité d'alors. Elles portent l'inscription:

    Eclairage par l'électricité
    Cie Continentale
    Edison
     
        Ces deux portes en fonte, fixées sur du bois, donnaient accès aux raccordements électriques. Seuls les électriciens avaient le droit de les ouvrir avec une clé spéciale. Sont-elles encore en service?
     
     
     
     
    Plaques Compagnie Continentale Edison
     
     
     
     
     
       A l'Exposition Internationale d'Electricité de Paris en 1881, l'américain Thomas Edison, inventeur et homme d'affaires, fait une démonstration de ses ampoules électriques à incandescence.  Les parisiens sont enthousiasmés. A cause de son coût, l'éclairage  électrique public était réservé à des lieux prestigieux, Théâtre Français, place de l'Opéra, Grands Boulevards et bien sûr les Expositions Universelles, vitrines de la technologie naissante.
     
     
     
     
     
     
    Plaque de la Compagnie Continentale Edison
     
     
     
     
     
        Grâce à Edison, tout change. La Compagnie Continentale Edison est fondée un an plus tard 1. A l'époque Paris fut découpé en plusieurs secteurs attibués à des compagnies différentes. Chaque compagnie avait ses propres normes techniques et il fallut attendre 1913 pour unifier le réseau qui fut confié à la Compagnie Parisienne de Distribution d’Électricité (C.P.D.E.).
     
     
     
     
     
     
    Enseigne en mosaïque
    Compagnie Parisienne de Distribution d’Électricité
     
     
     
     
     
        Une enseigne en mosaïque de la Compagnie Parisienne de Distribution d’Électricité subsiste sur un immeuble en travaux à Ménilmontant. Pour l'instant, elle n'est pas trop abîmée.

        Dès le moyen-âge, on commence à éclairer Paris pour lutter contre l'insécurité. Quelques chandelles et bougies percent la nuit d'une lumière hésitante mais les rues restent des coupe-gorges. Il vaut mieux engager un porteur de torche pour circuler dans la ville une fois la nuit tombée. En 1782 apparaissent des réverbère à huile puis au gaz au début du dix-neuvième siècle.

       Avec l'éclairage électrique, Paris devient vraiment la Ville Lumière.
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Palagret
    Texte et photos
    juillet 2009

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    1- Siège social 73 boulevard Haussman, Paris
     
     
     
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      Pour les parisiens restés à Paris et pour les touristes, 11 jardinets mettent en scène la biodiversité au coeur de Paris. La dalle du parvis s'est couverte de fleurs, de graminées et panneaux explicatifs.


    Prairie naturelle
    Jardin éphémère de l'Hôtel de Ville


        Des cartons pédagogiques expliquent les techniques du paillage, la fabrication du compost, la végétalisation des toitures, l'enherbement des pieds d'arbres, les prairies naturelles, les jardins nomades ou verticaux.


    Jardin éphémère de l'Hôtel de Ville


          Sur  3200m2, on découvre toutes sortes de plantes et de fleurs très respectueuses de l'environnement. Des espaces gazonnés accueillent les visiteurs fatigués qui somnolent au soleil sous le regard sévère des statues de grands hommes qui ornent la façade de l'Hôtel de Ville.
     


    Matériaux, Jardin éphémère de l'Hôtel de Ville
     

        Le jardin éphémère a été conçu par le paysagiste Fabrice Yvelin (direction des espaces de vert et de l'environnement) et réalisé par les jardiniers municipaux sous la direction de Paul Caubet 1.



    Sieste, Jardin éphémère de l'Hôtel de Ville


        Depuis 2001, la Ville de Paris évolue vers une gestion écologique des espaces verts en limitant l'usage des produits chimiques nocifs pour la santé. La biodiversité végétale et animale se développe. Dans les rues, on voit de nouveau pousser des graminées au pied des arbres et les espaces gazonnées deviennent des prairies multicolores. Les pelouses sont tondues moins souvent.


    Milieu sec, Jardin éphémère de l'Hôtel de Ville
     

       Le jardin éphémère sera démonté pour laisser la place au Festival FnacIndétendances de Paris Plages. Traditionnellement donnés au Pont de Sully, les concerts auront lieu sur le parvis de l’Hôtel de Ville  où 10 000 personnes peuvent se rassembler.


    Jardin éphémère 2009
    Parvis de l'Hôtel de Ville de Paris
    Du 13 juin au 14 juillet


    Paris Plages

    Palagret

    1- in dossier de presse

     
     
     
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