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24 Février 2015, 22:46

par Palagret 24 Février 2015, 22:46

 

     Curieuse inscription vue dans un petit village du massif central. Sur un mur  gris clair, il y a un graffiti orange, un tag peu lisible, plutôt un gribouillis et juste à côté une inscription noire bien nette: "il tue ce mur". Est-ce une critique du gribouillis, la juste indignation d'un passant devant le mur fraîchement repeint et aussitôt maculé?

 

 

slogan-anti-tag-3989.jpg"Il tue ce mur", graffiti dénonciateur

 

  

   S'il s'agit de dénoncer le vandalisme des tageurs, l'imprécateur, paradoxalement, est aussi un affreux vandale. Ces graffiti sont anonymes. Ni l'auteur du gribouillis ni l'auteur de la dénonciation ne sont identifiables, sauf pour leurs amis.

 

 

slogan-anti-tag-3988.jpg

Graffiti orange non identifié et "Il tue ce mur", graffiti dénonciateur

 

 

     Ou alors le message n'a aucun rapport avec le tag orange. Il était peut-être là avant et se réfère à autre chose. Le scripteur n'aime peut-être pas le nouveau crépi gris clair, trop propre, trop lisse. Il remplace peut-être un enduit à la chaux de belle couleur, marqué par les intempéries et témoin d'une histoire, d'une durée. Ce mur a subit une attaque mais laquelle?

 

    Au-dessus des inscriptions, il y a une pancarte, "l'Armoire à Linge" annonçant une boutique. On imagine la douceur des tissus, les couleurs pastelles des piles de draps et  de serviettes soigneusement rangés sur des étagères de bois ciré. Une présentation essayant de recréer le monde d'autrefois quand les jeunes filles préparaient leur trousseau pour leur future armoire à linge. Un univers bien éloigné de la brutalité du street-art.

 

 

 

 

Autres messages et philosophie de la rue:

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Street-art, des murs bien bavards: souffrance, tristesse, mort, murmurent les stickers

 

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 "vous êtes ici ?", un pochoir discret squatté par Bonhomme de maïs

 

 

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Palagret

mai 2010

 

 

 
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