• Le street-art nous interpelle: j'oscille et vous ?

     

      

      Comme la publicité, le street-art interpelle le passant.

     

     

    Abbesses street-art pochoir j'oscille 8Je m'en vais et vous? Pochoir interrogatif à Montmartre

    au-dessus, la trace d'un masque de Gregos arraché

     

     

        Un pochoir rouge, un visage de femme, nous pose une question bien banale: je m'en vais et vous? Un deuxième pochoir coloré, une femme brune aux lourdes boucles d'oreille, ajoute en espagnol: Y tu? Là, la question est plus ambigüe. Et toi, tu t'en vas ou, question plus dérangeante:

     

    "Dis, qu'as-tu fait, toi que voilà, De ta jeunesse?" 1

     

     

    Abbesses-street-art-pochoir-y-tu.jpgY tu ?pochoir interrogatif à Montmartre

     

     

       La question du troisième pochoir est encore moins prosaïque. L'homme au béret nous dit: J'oscille et vous? Le vertige existentiel nous envahit.

     

     

    Abbesses street-art pochoir j'oscille 9J'oscille et vous?

    pochoir interrogatif à Montmartre

     

     

          Nous voilà plongés dans une profonde réflexion métaphysique: qui suis-je? où vais-je? dans quel état j'erre? L'insistance d'un klaxon d'ambulance nous arrache enfin à notre sidération.

     

     

     

    Abbesses-street-art-pochoir-je-m-en-vais.jpgJe m'en vais et vous?

    pochoir interrogatif à Montmartre sur un compteur

     

       La nuit tombe, les guirlandes de Noël scintillent, la plupart des passants trop pressés "d'y aller" ne remarquent pas les images immobiles qui parlent d'un ailleurs mais ne vont nulle part. Seul le karcher des nettoyeurs municipaux fera déguerpir ces racoleuses de la voie publique. Demain elles auront disparu. 

     

     

     

       Au contraire de la publicité, les questions du street-art ne veulent pas déclencher un acte d'achat. Sans but mercantile, elles nous font réfléchir, sourire ou rêver.

     

     

     

    Liens sur ce blog:

    La philosophie de la rue    

     Street-art, Dropman d'Ema, l'homme culbuto à la tête pointue  

     

     

     

    Palagret

    philosophie de la rue

    janvier 2011

     

     

    1- Chanson d'automne, Verlaine    

     

     

     

     

     

     

     
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