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       Suivant la mode des selfies et de la participation des visiteurs, le Musée du Jeu de Paume nous encourage à photographier les "protographies" et les installations d'Oscar Muñoz.

     

     

    Oscar Muñoz Ambulatorio Jeu de Paume 4Ambulatorio, [Déambulatoire], 1994, Oscar Muñoz

     Photographie aérienne encapsulée dans du verre sécurité, bois et aluminium, 36 modules,

    100 x 100 cm chaque.

     

     

     

       A l'entrée de l'exposition d'Oscar Muñoz, une grande photographie aérienne de la ville colombienne de Cali est posée sur le sol et il faut marcher dessus pour accéder aux autres salles. Nous sommes encouragés à craqueler le verre sécurit et à envoyer nos photos sur le net. 

     

     

     

    Oscar Muñoz Marchez sur Cali Jeu de Paume exposition#marchez sur cali et partagez votre photo, Oscar Muñoz, Musée du Jeu de Paume

     

     

     

          Ainsi, jour après jour, l'oeuvre d'Oscar Muñoz se modifie aléatoirement sous le poids des visiteurs. Nos pas créent de nouvelles lignes qui se mêlent au tracé rectiligne des rues modernes et au chaos des anciens quartiers. Le temps de l'exposition, l'oeuvre vit et se fragmente.

     

     

     

     


    Oscar Muñoz, Ambulatorio par Palagret

     

     

       Le plasticien colombien Oscar Muñoz travaille sur le temps, l'instabilité et la disparition de l'image, utilisant des matériaux et des supports peu courants dans la photographie: poussière de charbon, plâtre, sucre, eau et rideaux de douche (cortinas de baño).

     

     

     

    Oscar Muñoz Ambulatorio Jeu de Paume 1Au sol, Ambulatorio

    au mur à droite Inquilinatos (taudis), dessin au graphite, 1979

    à gauche, El puente (le pont) deux vidéos d'Oscar Muñoz

     

     

        Les deux vidéos d'El puente (le pont) représentent des visages anonymes projetés d'un pont sur une rivière, à l'endroit même où des photographes de rue prirent ces clichés dans les années cinquante. Tirés de l'oubli, les visages s'affichent fugacement sur l'eau, fantômes hésitants, avant de disparaître, déformés par le courant. Pour Oscar Muñoz, c'est une métaphore du souvenir et de l'oubli, de la fragilité de la mémoire.

     

     

     

    Oscar-Mun-oz-El-puente-Jeu-de-Paume-exposition.jpgEl puente (le pont), 2004, video d'Oscar Muñoz

     

     

     

    à suivre ...

     

     

    Oscar Muos

    Protophotographies

    Musée du Jeu de Paume

    Du 3 juin au 21 septembre 2014

     

     

    Oscar Muñoz Ambulatorio Jeu de Paume 5Photographie de la ville de Cali fragmentée par le pas des visiteurs, Oscar Muñoz

     

     

     

    Palagret

    photographie, apparition, disparition

    août 2014

     

     

    Dossier de presse:

    Oscar Muñoz, né en 1951 à Popayán (Colombie), est considéré comme l’un des artistes contemporains les plus importants de son pays natal, tout en suscitant l’attention de la scène internationale. Diplômé de l’Institut des Beaux-Arts (Instituto de Bellas Artes) de Cali, il développe, depuis plus de quatre décennies, une œuvre autour de l’image en relation avec la mémoire, la perte et la précarité de la vie. Grâce à des interventions sur des médiums aussi différents que la photographie, la gravure, le dessin, l’installation, la vidéo et la sculpture, son œuvre défie toute catégorisation systématique.

    L’exposition « Protographies » (un néologisme qui évoque l’opposé de la photographie, le moment antérieur ou postérieur à l’instant où l’image est fixée pour toujours) présente l’essentiel de ses séries, regroupées autour des thématiques majeures de l’artiste, qui mettent en rapport de façon poétique et métaphorique son vécu personnel et les différents états de matérialité de l’image. Il associe par exemple la dissolution de l’image, son altération ou sa décomposition avec la fragilité de la mémoire et l’impossibilité de fixer le temps ; ou encore l’évaporation et la transformation de l’image avec la tension entre la rationalité et le chaos urbains. Enfin dans la majeure partie de son travail, il crée des images éphémères qui, en disparaissant, invitent le spectateur à une expérience à la fois sensuelle et rationnelle.

    Oscar Muñoz débute sa carrière dans les années 1970 à Cali, dans un contexte d’effervescence culturelle et pluridisciplinaire intense qui a permis l’émergence d’une génération d’écrivains, de photographes, de cinéastes et d’artistes de premier plan, tels que Carlos Mayolo, Luis Ospina, Fernell Franco ou Andrés Caicedo. À cette époque, Muñoz travaille avec le dessin au fusain sur des grands formats, mettant en exergue des personnages tristes, parfois sordides, empreints d’une profonde charge psychologique. Dès lors, s’affirment les axes fondateurs de sa pratique : parmi ceux-ci, un intérêt constant et marqué pour l’aspect social, un traitement très spécifique des matériaux ; l’utilisation de la photographie comme outil de mémoire ; la recherche des possibilités dramatiques des jeux d’ombre et de lumière en relation avec la définition de l’image. Par ailleurs, l’artiste a développé une approche phénoménologique du minimalisme, en insistant sur la relation entre l’œuvre, le spectateur et l’espace qui les accueille.

    Au milieu des années 1980, Oscar Muñoz s’éloigne des méthodes artistiques traditionnelles et commence à expérimenter des procédés innovants en créant une véritable interactivité avec le public. Il va, dès lors, travailler à une remise en question radicale de l’exercice du dessin, de la gravure, de l’utilisation de la photographie, de la relation de l’œuvre avec l’espace. Il abandonne ainsi les formats et les techniques traditionnelles – tout en conservant leurs racines et leurs ressorts principaux – pour enquêter sur l’éphémère en mettant en valeur les qualités essentielles des matériaux employés et leurs associations poétiques. L’utilisation des éléments fondamentaux – l’eau, l’air et le feu – renvoie au processus, aux cycles et aux manifestations transcendantales de la vie, de l’existence et de la mort. « Mon travail tente de comprendre comment le passé et le présent sont plein de faits violents », dit l’artiste. En utilisant des médiums très différents, Oscar Muñoz efface les frontières entre chaque discipline à travers l’utilisation de procédés innovants et uniques.

    L’exposition « Protographies » présente des séries d’œuvres regroupées autour des thématiques majeures de l’artiste, depuis ses œuvres sur papier et séries en grand format de dessins hyperréalistes au fusain (1976-1981) – au sein desquels se manifeste un intérêt profond pour le contexte social –, en passant par les dessins et les gravures réalisés à partir des années 1980, qui marquent l’abandon du papier au profit de l’exploration de matériaux et de processus non conventionnels (impression sur plastique mouillé, utilisation du sucre et du café, etc.), ses recherches engagées dans les années 1990 et 2000 sur la stabilité de l’image et sa relation avec les processus de la mémoire ; jusqu’à ses derniers travaux (2009-2014), inscrits dans un processus constant d’apparition et disparition, dont une nouvelle création produite spécifiquement pour l’exposition.

     

     

     
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       Voici une video de l'installation de Philippe Ramette sous la coupole des Galeries Lafayette. "Éloge de la contemplation" (Le Temps suspendu…) représente un homme seul, un mannequin de plastique blanc, contemplant d'en haut la foule du Grand Magasin.

     

     

     

    Ramette éloge contemplation Galeries Lafayette 34"Éloge de la contemplation" (Le Temps suspendu…), Philippe Ramette

    Sous la coupole des Galeries Lafayette

     

     


    Philippe Ramette, éloge de la contemplation... par Palagret

     

     

    Voir texte ici

     

     

    Ramette-carte-postale-sous-la-mer.jpgCartes postales de la performance de Philippe Ramette sous la mer

     

     

     

    Philippe Ramette

    "Éloge de la contemplation" (Le Temps suspendu…)

    Sous la coupole des Galeries Lafayette Haussmann, à Paris

    du 14 juillet au 30 août 2014

     

     

     

    Palagret

    août 2014

    Art et commerce

     

     

     
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       Comme un arc-en-ciel gris, "l'arche de Versailles" de Lee Ufan encadre le château côté jardin. Une immense arche d'acier haute de 15 mètres et large de 11 est solidement ancrée dans le sol, contre-butée par deux gros rochers. L'arche guide le regard vers le ciel. Au sol une plaque d'acier reflète l'arche et les nuages et nous guide vers l'axe royal. C'est une porte, un passage qui va du château au jardin et au canal.

     

     

    Lee Ufan Relatum L'arche de Versailles 0Relatum, l'arche de Versailles, Lee Ufan 2014

    Devant la façade du château de Versailles, côté jardin

     

     

     

       Dans ses sculptures, Lee Ufan n'utilise que de l'acier, matériau usiné symbole de modernité, et des rochers, éléments naturels trouvés dans la nature. 

     

    "Pour moi, la pierre doit être aussi âgée que la terre. Et je suis toujours à la recherche de la pierre neutre, la pierre abstraite qui n’a pas une image ou un sens particulier. J’utilise aussi la plaque de fer, c’est un produit de la société industrialisée. En mettant ensemble la pierre et le fer, j’essaie de faire le lien entre la nature et le monde industrialisé" 1

     

     

    Lee Ufan Relatum L'arche de Versailles 1Relatum, l'arche de Versailles, Lee Ufan 2014

    Un rocher à côté du bassin et des sculptures de bronze

    château de Versailles

     

     

      Relatum, tel est le titre générique des 10 oeuvres exposées, 9 dans le jardin et une dans le château.

     

     

    "Depuis les années soixante-dix, je donne à mes œuvres ce titre de Relatum, pour exprimer le fait qu'un être ne peut pas exister seul, mais qu'il a un sens dans un phénomène relationnel. Un être n'a de sens que dans un monde de relation. À l'origine, en latin relatum est un terme géométrique qui désigne la fonction relationnelle. Je l'ai adopté pour renvoyer à l'idée d'un espace phénoménologique.

     

     

     

    Lee Ufan Relatum L'arche de Versailles 4Relatum, l'arche de Versailles, Lee Ufan 2014

     

     

     

          Lee Ufan, avec ses sculptures minimalistes se fond dans le jardin du Roi-Soleil. Certaines de ses installations dans les bosquets passent inaperçues des touristes plus attirés par les sculptures dorées des bassins et le marbre blanc des statues de déesses que par l'art contemporain.

     

     

     

    Lee-Ufan-relatum-earth-of-the-bridge-Versailles-20837.jpgRelatum, earth of the bridge, sculpture de Lee Ufan, 2014

    Dans une allée conduisant au bassin d'Apollon, Versailles

     

     

     

        On est loin de l'art néo-pop de Jeff Koons, Murakami ou Joanna Vasconcelos. Leur oeuvres colorées créaient un clash visuel avec le château et les jardins. A Versailles, Lee Ufan, le plasticien coréen du courant Mono Ha, est plus proche des austères sculptures d'acier corten de Bernar Venet. L' arche de Versailles de Lee Ufan, côté jardin, répond à la parenthèse d'acier (85.8° Arc X 16) que Bernar Venet avait installé en 2011 devant le château, côté cour, encadrant la statue équestre de Louis XIV.

     

     

     

    Venet 85.8 Arc x 16 Versailles 585.8° Arc X 16, sculpture de Bernar Venet

     devant le château de Versailles

     

     

       Les sobres sculptures de Lee Ufan ne devraient pas trop déranger les défenseurs d'un Versailles figé aux siècles des rois de France. Les traditionnalistes oublient que Louis XIV faisait appel aux créateurs de son temps qui, même s'ils s'inspiraient de l'antique, savaient innover. 

     

     

     

       autres oeuvres à suivre

     

     

     

    Lee Ufan

    17 juin - 2 novembre 2014

    Château de Versailles

     

     

     

     

    Lee Ufan Relatum L'arche de Versailles 8Relatum, l'arche de Versailles, Lee Ufan 2014

    château de Versailles, côté jardin

     

     

     

     

     

     

    L'art contemporain à Versailles sur ce blog:

    Bernar Venet à Versailles, une sculpture telle une colossale couronne de laurier

    Split Rocker de Jeff Koons à Versailles

    Murakami à Versailles: rutilants bouddhas d'or et d'argent

    Xavier Veilhan, un carrosse violet immobilisé en pleine course à Versailles

    Patrimoine et art contemporain à Versailles: esprit de sérieux et dérision avec Koons, Murakami, Vasconcelos, etc

    Joana Vasconcelos à Versailles: lilicopter, un hélicoptère en plumes roses au milieu de mâles révolutionnaires

     

    Lee Ufan, Relatum, le repos de la transparence

     

     

     

     

    Lee-Ufan-relatum-arche-touristes-pluie-Versailles-20980.jpgTouristes sous la pluie se photographiant au château de Versailles

    devant l'arche de Lee Ufan

     

     

     

     

    Palagret

    art contemporain et patrimoine

    juillet 2014

     

     

     

     

     
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        D'amples vagues de pixels colorés réagissent au passage des badauds qui empruntent le tunnel reliant le centre commercial et la place Carrée du Forum des Halles, niveau moins trois. 

     

     

    Traverse-e-des-pixels-Miguel-Chevalier.jpg"La traversée des pixels" de Miguel Chevalier au Forum des Halles

     

     

        "La traversée des pixels" est une oeuvre générative de Miguel Chevalier40 mètres de long de parois alvéolaires de polycarbonate diffractent la lumière. Des écrans leds colorés s'animent avec la musique de Michel Redolfi. Les vagues harmoniques et cinétiques modifient l'espace du couloir.

     

     


    La traversée des Pixels, Miguel Chevalier... par Palagret

     

       L'aspect du tunnel change selon les heures et selon la foule. L'oeuvre de Miguel Chevalier est éphémère et disparaîtra avec la fin des gigantesques travaux du Forum des Halles.

     

     

    pixels Miguel Chevalier"La traversée des pixels" de Miguel Chevalier au Forum des Halles

     

     

     

     

    Au Forum des Halles, Paris

    Niveau moins trois

     

     

     

     

    Palagret

    oeuvre numérique

    juillet 2014 

     

    Site de Miguel Chevalier

    Power pixels à Pittsburgh

     

     

     
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      Un bonhomme blanc et nu, assis sur une passerelle de bois, les pieds dans le vide, contemple les hordes de touristes qui s'adonnent à la folie du shopping. Le mannequin embrasse du regard les stands luxueux (Dior, Chanel, Guerlain etc ...) qui offrent aux nombreux touristes chinois des trophées du bon goût parisien à rapporter au pays. "Éloge de la contemplation" (Le Temps suspendu…), l'ironique installation de Philippe Ramette, est suspendu à 43 mètres de hauteur dans l'atrium des Galeries Lafayette, sous la coupole ornée de vitraux

     

     

    Ramette éloge contemplation Galeries Lafayette 3"Éloge de la contemplation" (Le Temps suspendu…), Philippe Ramette, 2014

    Sous la coupole des Galeries Lafayette

     

     

       Le grand ballon blanc ne s'envolera pas, il soutient la passerelle accrochée d'un côté à un balcon. Quelques planches manquent à la passerelle, isolant le personnage, rendant son retour à la terre ferme impossible ainsi que toute évasion vers de plus larges horizons. Comme "le voyageur contemplant une mer de nuages" du tableau de Caspar-David Friedrich, l'homme de Ramette est un personnage romantique, seul. Dans son voyage immobile, il médite sur le spectacle de la foule livrée à un consumérisme frénétique, une foule bavarde où toutes les langues se mêlent. Il se souvient peut-être de ces vers de Charles Baudelaire:

     

    Pendant que des mortels la multitude vile, 
    Sous le fouet du Plaisir, ce bourreau sans merci, 
    Va cueillir des remords dans la fête servile, 
    Ma Douleur, donne-moi la main ; viens par ici,

     

     

     

    Ramette éloge contemplation Galeries Lafayette 7"Éloge de la contemplation" (Le Temps suspendu…), Philippe Ramette

    Sous la coupole des Galeries Lafayette

     

     

              Des galeries circulaires qui entourent l'atrium des Galeries Lafayette, on aperçoit le ballon blanc ou le bonhomme assis, entre les vêtements, les sacs et les parfums de luxe. Il faut s'approcher de la balustrade pour voir l'ensemble de "Éloge de la contemplation" (Le Temps suspendu…). C'est aussi l'occasion d'admirer la coupole de l'architecte Ferdinand Chanut, les vitraux byzantins du maître verrier Jacques Gruber et les ferronneries dorées de Louis Majorelle (1912).

     

     

    Ramette éloge contemplation Galeries Lafayette 5"Éloge de la contemplation" (Le Temps suspendu…), Philippe Ramette

    Sous la coupole des Galeries Lafayette

     

     

     

        Dans les photographies dont il est le personnage principal, Philippe Ramette se représente dans des attitudes déséquilibrées, suspendu au-dessus du vide, près à tomber. La chute est un des thèmes du plasticien. Cette fois-ci le bonhomme qui le représente est assis et si personne ne coupe les cordes qui le relient au ballon, il ne tombera pas. Ou alors il sautera de désespoir.

     

     

     

     

    Ramette éloge contemplation Galeries Lafayette 9"Éloge de la contemplation" (Le Temps suspendu…), Philippe Ramette

    Sous la coupole des Galeries Lafayette

     

     

     

         C'est la première fois qu'une installation d'art contemporain est exposée sous la coupole des Galeries Lafayette. La Galerie des Galeries, située au premier étage du magasin, expose en ce moment On / Off, une exposition-scène de Xavier Veilhan.

     

     

     

     

    Ramette éloge contemplation Galeries Lafayette ballon"Éloge de la contemplation" (Le Temps suspendu…), Philippe Ramette

    Sous la coupole des Galeries Lafayette

     

           video ici

     

     

    Ramette-carte-postale.jpgCartes postales des performances de Philippe Ramette

     

     

     

    Liens sur ce blog:

    David Lynch et son théâtre d'illusions, en vitrine aux Galeries Lafayette

    Till we drop, vitrines de Jean-Paul Lespagnard aux Galeries Lafayette

     

    Vitrines sur l'art: Thurkral et Tagra, le centre Pompidou aux Galeries Lafayette

     

     

     

     

    Ramette éloge contemplation Galeries Lafayette 34"Éloge de la contemplation" (Le Temps suspendu…), Philippe Ramette

    Sous la coupole des Galeries Lafayette

     

     

    Philippe Ramette

    "Éloge de la contemplation" (Le Temps suspendu…)

    Sous la coupole des Galeries Lafayette Haussmann, à Paris

    du 14 juillet au 30 août 2014

     

    Ramette-contemplation.jpgCroquis de "Éloge de la contemplation" (Le Temps suspendu…), Philippe Ramette

     

     

     

     

    Palagret

    art contemporain et consumérisme

    juillet 2014

     

     

     

     

     

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       20 000 fantassins et cavaliers britanniques, sur 120 000, sont morts en seul jour à l'assaut des lignes allemandes, le 1er juillet 1916 à la bataille de la Somme. Sous la mitraille et les obus, ils sortaient des tranchées pour marcher vers l'ennemi. Dans le bruit des explosions et des tirs, dans la poussière qui les aveuglait, les soldats avaient l'ordre de ne pas s'arrêter pour secourir les blessés.

     

     

     

    BD fresque Sacco métro Montparnasse 10933Blessé évacué sur une civière lors de la bataille de la Somme

    La Grande Guerre, fresque de Joe Sacco, métro Montparnasse-Bienvenue

     

     

       Les cadavres tombés dans les tranchées, déjà surpeuplées, étaient rejetés en dehors pour laisser la place aux mouvement de troupes. Les blessés survivants n'étaient évacués du no man's land qu'à la nuit tombée vers les ambulances; des ambulances automobiles et d'autres tirés par des chevaux.

     

     

          BD fresque Sacco métro Montparnasse 10934Ambulance hippomobile. Un soldat anglais et un prisonnier allemand porte une civière

    La Grande Guerre, fresque de Joe Sacco, métro Montparnasse-Bienvenue

     

     

             Les soldats sont partis souriants à la bataille mais après l'effroyable massacre du premier jour, 20 000 morts - 40 000 blessés, l'enthousiasme n'était plus le même. Puis la guerre s'est enlisée dans les tranchées où les soldats vivaient dans des conditions effroyables. La fresque de Joe Sacco ne montre pas de soldats allemands, à part quelques prisonniers. Les combattants se tuaient à distance.

     

     

    BD fresque Sacco métro Montparnasse 10924Soldats joyeux partant à la bataille de la Somme

    La Grande Guerre, fresque de Joe Sacco, métro Montparnasse-Bienvenue

     

     

        En avril dernier, Joe Sacco  dessinait "La Grande Guerre: le premier jour de la bataille de la Somme", un album-fresque dépliable de 7 mètres, inspiré de la tapisserie de Bayeux. A l'occasion du "Centenaire de la Première Guerre Mondiale", cette fresque minutieuse est agrandie sur 132 mètres de long et six mètres de haut dans le couloir du métro Montparnasse-Bienvenue.

     

     

    BD fresque Sacco métro Montparnasse 10935La Grande Guerre, fresque de Joe Sacco, métro Montparnasse-Bienvenue

     

     

     

       La fresque historique de Joe Sacco ne chante pas les mérites d'officiers souvent incompétents mais montre un massacre sans panache, sans gloire et sans héros. La bande-dessinée est sans case et sans bulle. Seuls quelques textes en bas de l'image donnent des informations succinctes. Le dessin suffit à dire le fracas, l'horreur et l'absurdité de cette bataille de la Somme en particulier et de la guerre en général.

     

     

     BD fresque Sacco métro Montparnasse 10928Avance des fantassins lors de la bataille de la Somme

    La Grande Guerre, fresque de Joe Sacco, métro Montparnasse-Bienvenue

     

     

     

     

    « Je me suis contenté de montrer ce qui s’était passé ce jour-là, depuis la prière du général jusqu’aux tombes des soldats, en espérant que, un siècle plus tard, nous en gardions toujours le même goût amer » déclare Joe Sacco 1.

     

     

     

    BD fresque Sacco métro Montparnasse 10909Cratère d'obus lors de la bataille de la Somme

    La Grande Guerre, fresque de Joe Sacco, métro Montparnasse-Bienvenue

     

     

     

     

       La fresque de Joe Sacco est visible pendant deux mois sur un mur courbe du couloir de correspondance du métro Montparnasse-Bienvenue. 10 millions de voyageurs y empruntent les tapis roulants chaque semaine. Ceux qui lèvent le nez verront, de gauche à droite, la sanglante bataille se dérouler heure par heure.

     

     

     

    BD fresque Sacco métro Montparnasse 10932Cadavres repoussés hors des tranchés lors de la bataille de la Somme

    La Grande Guerre, fresque de Joe Sacco, métro Montparnasse-Bienvenue

     

     

     

       Joe Sacco, maltais-américain, allie le journalisme et le dessin pour réaliser des reportages graphiques comme "Gaza 1956". En historien, Joe Sacco fait de nombreuses recherches afin d'être précis et exact dans ses dessins et le déroulement des faits. Pour "La Grande Guerre", il a consulté de nombreuses photos d'époque au Musée Impérial de la Guerre de Londres.

     

     

     

    BD fresque Sacco métro Montparnasse 10919Canon lors de la bataille de la Somme

    La Grande Guerre, fresque de Joe Sacco, métro Montparnasse-Bienvenue

     

     

     

     

      En 2016, la fresque de Joe Sacco sera exposée dans la Somme à Thiepval où on peut encore voir la trace de paysages dévastées par la Grande Guerre.

     

     

     

     

    BD fresque Sacco métro Montparnasse 10920Enclos des chevaux lors de la bataille de la Somme

    La Grande Guerre, fresque de Joe Sacco, métro Montparnasse-Bienvenue

     

     

     

     

     

    La Grande Guerre

    fresque en noir et blanc de Joe Sacco

    couloir de correspondance du métro Montparnasse-Bienvenue

    Du mardi 01 juillet 2014 au dimanche 31 août 2014

     

     

     

     

    BD fresque Sacco métro Montparnasse 10925Cavaliers indiens lors de la bataille de la Somme

    La Grande Guerre, fresque de Joe Sacco, métro Montparnasse-Bienvenue

     

     

     

    Lien sur le Centenaire 14-18:

    Fields of battle - Terre de Paix 14 -18, photographies de Michael Saint-Maur Sheil   

     

     

    Palagret

    art et histoire

    juillet 2014

     

     

     

     

    BD fresque Sacco métro Montparnasse 10927Soldats épuisés dans les tranchées lors de la bataille de la Somme

    La Grande Guerre, fresque de Joe Sacco, métro Montparnasse-Bienvenue

     

     

     

     

    Liens:

    1- in Dossier de presse

    Entretien de Joe Sacco avec Daniel Mermet dans là-bas si j'y suis

    Quelques images commentées par Joe Sacco sur Slate

     

     

     

    La Grande Guerre, Joe Sacco, Futuropolis, 25 €.

     

     

     

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       Avant l'inauguration des sculptures de Dewar et Gicquel, leurs oeuvres étaient déjà exposées dans le jardin du musée Rodin mais sans cartel les identifiant, à la grande perplexité des touristes pas forcément fins connaisseurs de Rodin. Si les sièges de toilette ou le pull-over ne prêtaient pas à confusion, les fragments de corps étaient autant photographiés que les sculptures de Rodin.

     

     

    Dewar et Gicquel sculptures La mode Musée RodinLa mode, Dewar et Gicquel, Musée Rodin

    Fragment de corps masculin avec chaussures

     

     

       En béton gris, lourdes et peu modelées, les oeuvres de Dewar et Gicquel étaient pourtant bien différentes de celles de Rodin. A partir de modelage, les plasticiens ont fabriqué un moule qui n'a servi qu'une fois pour couler le béton. Les corps lisses se dégagent d'une gangue de matière brute, le non finito.


     

    Dewar et Gicquel sculptures La mode le penseur Musée RodiLa mode, Dewar et Gicquel, au fond le penseur de Rodin, Musée Rodin

     

     

       Le titre de l'exposition, « la Jeune Sculpture », fait référence au Salon du même nom organisé au musée Rodin de 1949 à la fin des années 1960.

     

    "Ce titre fait référence à l’histoire du musée, mais il décrit également l’idée d’une figure anachronique qui traverse l’exposition. Comment une sculpture peut-elle être jeune, la sculpture change-t-elle vraiment ? Où est-ce son contexte d’apparition qui change ?D’où le titre de votre exposition, « la Jeune Sculpture », qui fait référence au Salon du même nom organisé au musée Rodin de 1949 à la fin des années 1960 ? → Ce titre fait référence à l’histoire du musée, mais il décrit également l’idée d’une figure anachronique qui traverse l’exposition. Comment une sculpture peut-elle être jeune, la sculpture change-t-elle vraiment ? Où est-ce son contexte d’apparition qui change ?"

     

     

    Dewar et Gicquel sculptures Pied Musée RodinLe pied, Dewar et Gicquel, au fond la porte de l'enfer, Musée Rodin

     

     

    Dossier de presse:

       Poursuivant son dialogue avec l’art contemporain, le musée Rodin ouvre les jardins de l’hôtel Biron au duo d’artistes, Daniel Dewar et Grégory Gicquel, lauréats en 2012 du Prix Marcel Duchamp, attribué pour la première fois à un modèle de production à deux. Collaborant depuis leur rencontre en 1997 à l’Ecole des Beaux-Arts de Rennes, les deux artistes explorent une voie très expérimentale entre érudition et amateurisme, relecture de l’histoire de l’art et pratiques artisanales. L’hybridation des techniques, des motifs et des matériaux leur permettent d’interroger les canons de la sculpture.

     

     

     

    Dewar et Gicquel sculptures Musée Rodin courDewar et Gicquel, Cour du Musée Rodin

     

     

     

       Un nouveau corpus d’œuvres a été conçu et produit spécialement pour l’exposition. Il s’agit de neuf sculptures en béton de grandes dimensions. Modelées, coulées et assemblées par les artistes eux-mêmes selon les techniques traditionnelles de la sculpture, ces sculptures représentent des fragments de corps nus, certains en ronde bosse et d’autres plus architecturaux. Corps d’athlètes dont la monumentalité n’exclut ni le port de quelques vêtements familiers – gilet en laine torsadée ou chaussures de marque – ni la présence plus incongrue d’éléments de salle de bain.

     

     

     

    Dewar et Gicquel sculptures Architecture Musée RodinArchitecture, Dewar et Gicquel, Musée Rodin

     

     

     

       « L’œuvre de Rodin a été un point de départ pour nous permettre de travailler sur une technique particulière de sculpture que nous n’avions jamais eu l’occasion d’explorer auparavant, tout en ayant à l’esprit que la pratique de Rodin s’est aussi affirmée au moment de l’apparition de la photographie et de la reproductibilité. » disent-ils dans un entretien réalisé à l’occasion de l’exposition.

     

     

    Dewar et Gicquel sculptures Allégorie Musée RodinAllégorie, Dewar et Gicquel, Musée Rodin

     

     

     

     

       Mu par le désir constitutif du sculpteur de se colleter la matière, le duo partage par exemple avec Rodin le goût affirmé des matériaux. Mais, là où Rodin déléguait l’exécution de ses œuvres en vue de leur reproduction, Daniel Dewar et Grégory Gicquel assurent eux-mêmes en tant que praticiens chaque étape de la fabrication, et détruisent les moules après usage afin de limiter leur production à un seul et donc unique tirage.

     

     

     

    Dewar et Gicquel sculptures La figure Musée RodinLa figure, Dewar et Gicquel, Musée Rodin

     

     

     

     Un « anachronisme subversif », qui permet de « réactualiser les débats esthétiques sur la question des rapports entre art et artisanat autour de la sculpture, question qui revient à grands pas sur le devant de la scène... Preuve que l’art a de nouveau à faire avec le réel ».

     

     

     

    Dewar et Gicquel sculptures Les fantômes Musée RodinLes fantômes, Dewar et Gicquel, Musée Rodin

     

     

     

     

      L’expression hautement paradoxale de Dewar & Gicquel n’aurait pu trouver meilleure scène et décor plus propice que ce haut lieu patrimonial, pour creuser la question de la place singulière qu’occupe la sculpture entre réalité et représentation.

     

     

    Dewar et Gicquel sculptures L'idée Musée Rodin lapinL'idée, Dewar et Gicquel, Musée Rodin

     

     

     

     

    La jeune sculpture, Daniel Dewar et Grégory Gicquel

    Jardin du musée Rodin

    Du 27 mai au 26 octobre 2014 

    Tous les jours sauf le lundi, de 10h à 17h45.

     

     

     

     

    Palagret

    sculpture et patrimoine

    mai 2014

     

     

    Sources:

    Dossier de presse

    Itw de Dewar et Gicquel

     

     

     

     
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    "Je vois les choses comme des sculptures, comme des formes qui occupent un espace". Robert Mapplethorpe

     

     

    La confrontation des modelages de Rodin (1840-1917) et des photographies de Robert Mapplethorpe (1946-1989) montre des correspondances dans leur démarche. Les images se répondent à près d'un siècle de distance.

     

     

    Rodin Mapplethorpe drapé Auguste Rodin, Mercure avec draperie et Torse de l’Âge d’airain drapé, vers 1895, plâtre, au fond, Robert Mapplethorpe, gaze

     

     

    "Chez les deux artistes, le tissu est un élément de théâtralisation du sujet. En véritable metteur en scène, Mapplethorpe utilise le drapé comme une matière première de sa composition, déployant des effets recherchés. De son côté, Rodin modèle ses nus avant de les draper dans des tuniques trempées dans du plâtre afin que l'architecture du corps soit perceptible sous les vêtements.

     

     

     

    Rodin Mapplethorpe Gaze blanche Robert Mapplethorpe, gaze

     

     

     

     Rodin donne au drapé une consistance plastique et le dispose souvent de façon à produire un effet dramatique: il enveloppe le buste de l'Age d'Airain à la manière d'une vierge à la tête couverte, alors que la tunique tombant sur les bras de Jean de Fiennes accentue l'effet de désarroi du jeune homme face au destin tragique qui l'attend.

     

     

     

    Rodin Mapplethorpe drapé 2Photos de Robert Mapplethorpe

    au fond, plâtre de Jean de Fiennes, Rodin

     

     

     

    Mapplethorpe a recours aussi bien au voile fin, à la gaze médicale qu'au tissu fluide et soyeux. Rodin se contente le plus souvent du tissu qu'il a à portée de main, fin ou grossier, allant du rideau à la toile de jute la plus épaisse, qu'il peut fixer sur ses sculptures, à l'aide d'ajouts de plâtre, dans des mouvements aériens.

     

     

    Rodin Mapplethorpe Bourgeois de Calais FiennesLes bourgeois de Calais, Jean de Fiennes, variante pour la deuxième maquette, Auguste Rodin, vers 1895

     

     

     

    Dossier de presse:

    Tout semble opposer ces deux personnalités même si Mapplethorpe n’a eu de cesse de sculpter les corps à travers son objectif et que la photographie a accompagné Rodin tout au long de sa carrière.

    Robert Mapplethorpe est à la recherche de la forme parfaite, Rodin tente de saisir le mouvement dans la matière. Rien n’est spontané, tout est construit chez Mapplethorpe alors que Rodin conserve les traces de l’élaboration de l’œuvre et cultive celles de l’accident. L’un fut attiré par les hommes, l’autre par les femmes et tous deux jusqu’à l’obsession. Cela n’a pas empêché Mapplethorpe de photographier des nus féminins et Rodin de modeler de nombreux corps masculins.

     

     

    Rodin Mapplethorpe Balzac drapéEtude pour Honoré de Balzac, plâtre, Auguste Rodin

    au fond, photographie de Robert Mapplethorpe

     

     

    Sept thèmes ont été retenus par les commissaires, servant de fil rouge aux rapprochements qui sont à la fois formels, thématiques et esthétiques. Mouvement et Tension, Noir et Blanc/Ombre et Lumière, Erotisme et Damnation sont quelques-unes de ces grandes problématiques traversant l’œuvre des deux artistes.

     

     

    Rodin Mapplethorpe Mercure avec draperieEtude pour Mercure avec draperie, plâtre, Auguste Rodin

    au fond, photographies de Robert Mapplethorpe


     

     

    Cette exposition est une invitation à questionner le dialogue établi par les commissaires et à faire sien les rapprochements. Cette vision "sculpture et photographie" est inédite au musée Rodin car jamais un tel face à face n’avait été réalisé, renouvelant le regard sur la photographie comme sur la sculpture." in 1

     

     

     

    Rodin-Mapplethorpe-drape--Balzac.jpgDrapé de Robert Mapplethorpe et

    Balzac drapé d'Auguste Rodin

     

     

     

    Mapplethorpe Rodin

    du 8 avril au 21 septembre 2014

    Musée Rodin, Paris

     

    Exposition organisée en collaboration avec la fondation Robert Mapplethorpe, New York

     

     

     

     

    L'art contemporain au musée Rodin:

    Dewar et Gicquel chez Rodin, neuf jeunes sculptures de béton

    Wim Delvoye, des bonbones de gaz décorées à l'antique au musée Rodin

    Wim Delvoye, une tour gothique en acier découpé au laser au musée Rodin

    Urs Fischer, Marguerite de Ponty, Zizi, Miss Satin, sculptures molles et lourdes au Musée Rodin

    Etienne Bossut au Musée Rodin: Laocoon(s), le monstre sans la proie


     

     

    Palagret

    photo et sculpture

    mai 2014

     

     

     

    Source: 1- dossier de presse

     

     

     

     
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       "C'est n'importe quoi" est le titre de la dernière exposition de François Morellet. Pier & Ocean est une installation de néons bleus clignotant dans laquelle on pénètre en marchant sur une passerelle de bois de Tadashi Kawamata. Un référence à une oeuvre de Piet Mondrian.

     

     

    Morellet Kawamata Mennour expo 7Pier & Ocean de François Morellet et Tadashi Kawamata

    Galerie Kamel Mennour

     

     


    François Morellet et Tadashi Kawamata, Pier... par Palagret

     

     

     

     

    Photos et texte ici

     

     

    Lien sur ce blog:

    Morellet Kawamata, c'est n'importe quoi? mer de néons à la galerie Kamel Mennour

     

     

     

     

    Palagret

    art contemporain et néon

    avril 2014

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     
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      -  "C'est n'importe quoi?", tel est le titre provocateur de la nouvelle exposition de François Morellet à la galerie Kamel Mennour rue du pont de Lodi. Morellet, 88 ans, aime bien plaisanter. Ne qualifiait-il pas son exposition de néons à Beaubourg de couillonnades?

     

     

    Morellet-Mennour-expo-14.jpg"C'est n'importe quoi", exposition de François Morellet à la galerie Mennour

     

     

       Dans la première salle, François Morellet expose des tableaux minimalistes, monochromes blancs coupés par des lignes noires et des néons accrochés dont les fils font partie du tableau-sculpture. Des oeuvres régies par les lois mathématiques. Dans la deuxième salle, Pier & ocean, une installation mouvante à la lumière vibrante.

     

     

     

    Morellet Kawamata Mennour expo 6Pier and Ocean, 2014

     Installation au sol. 38 tubes de néon bleu argon & 

    Jetée en bois réalisée par Tadashi Kawamata

     

     

     

       Une passerelle de bois conçue par l’artiste japonais Tadashi Kawamata nous mène au-dessus d’un océan de néons, dont les clignotements génèrent un ressac lumineux. Contrôlés par un logiciel les tubes s'allument et s'éteignent ensemble, l’espace en devient incertain et le visiteur hésite, enveloppé d'une lueur bleutée.

     

     

     

    Morellet Kawamata Mennour expo 5Pier and Ocean, 2014, installation de Morellet et Kawamata

     

     

     

     

       L'installation de François Morellet est un vibrant hommage à la série de tableaux de Piet Mondrian intitulée Pier and Ocean (1915).

     

     

     

    Morellet Kawamata Mennour expo 9Pier and Ocean, 2014, installation de Morellet et Kawamata

     

     

     

     

    François Morellet,

    C’est n'importe quoi ?

    47 rue Saint-André des Arts & 6 rue du Pont de Lodi

    En collaboration avec Tadashi Kawamata

    Du 29 mars au 7 mai 2014

     

     

     

     

    Morellet Kawamata Mennour expo 3"C'est n'importe quoi", exposition de François Morellet

    galerie Kamel Mennour rue du pont de Lodi

     

     

     

     

     

     

    Liens sur ce blog:

    François Morellet, néons et couillonnades à Beaubourg

     

     

     

     

    Palagret

    néon et art contemporain

    avril 2014

     

     

     

     
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